Qu’est-ce que la prostitution ?

La prostitution est une forme d’échange économico-sexuel (c’est-à-dire, une transaction économique liée à l’exécution d’un acte sexuel) ponctuelle, explicite et préalablement négociée.

Même s’il existe une prostitution masculine, elle est à 90 % exercée par des fillettes ou des femmes.

Son statut légal varie selon les pays.

Elle est régulièrement l’objet de vives controverses entre féministes, intellectuels et politiques, qui sont en faveur d’une législation de l’activité et ceux qui sont partisans de son interdiction.

   Les risques du métier :

Les contaminations :

La fameuse journaliste française Audrey Crespo-Mara, a réalisé récemment, une enquête, sur l’esclavage sexuel (sous la forme de prostitution forcée).

“Tributaires d’organisations criminelles, les prostitués du tiers-monde doivent accepter que nombre de clients ne se prémunissent d’aucun préservatif, ce qui facilite une propagation exponentielle du sida.

On sait les ravages qu’il opère en Afrique !

Il atteint massivement l’Asie depuis les années 1980.

En Thaïlande, selon le ministère de la Santé publique, la moitié des prostituées en sont atteintes et l’on compte aujourd’hui près de 20 000 cas supplémentaires par an, ce qui, par rapport aux années 1990, constitue néanmoins un progrès, puisqu’on en comptait alors 150 000 de plus chaque année.

En Europe, où la vigilance commence à se relâcher, certaines prostituées acceptent des rapports non protégés pour augmenter leurs tarifs, et l’on voit une recrudescence des contaminations.

Ajoutons que la drogue circule librement dans la plupart des maisons de prostitution et que la contamination par seringue fait autant de ravages que les passes non protégées.

Enfin, l’illégalité de leurs situations et le manque de ressources écartent les malades de tout soin médical approprié.

Devant ce fléau, les clients et les maquignons du sexe, ont imaginé le nouveau marché des filles vierges.

La conséquence en est catastrophique, ajoute Audrey Crespo-Mara, car ces vierges ou pseudo-vierges, ne sont crédibles aux yeux du client, que si elles sont très jeunes.

On arrive ainsi, à une exploitation de fillettes de plus en plus jeunes et les rabatteurs ratissent les moindres recoins des campagnes pour les trouver.

Tout est bon : achats assortis de reconnaissance de dette, promesses fallacieuses de mariage, pressions psychologiques sur les familles qui finissent par céder devant la poignée de dollars qu’on leur propose, sans évidemment leur avouer l’objectif final.

Les violences :

Outre, les tortures infligées par les souteneurs, les femmes subissent fréquemment celles de clients pervers et sadiques.

Celles qui travaillent dans les bars, les salons et autres maisons closes, connaissent les pires conditions, car, placées sous une surveillance constante, elles n’ont pas un instant de répit, et lorsque certains clients exigent des comportements dégradants et qu’elles refusent de s’y soumettre, les souteneurs leur infligent de monumentales raclées.

Dans certains pays, comme la Colombie ou la Thaïlande, la police elle-même, se livre à des viols et autres maltraitances sur celles qui viennent porter plainte.”