Avec 140 magasins, et 1754 salariés, Tati est l’une des rares entreprises qui depuis sa création en 1948 par Jules Ouaki, entre discounts à un prix concurrentiel, à la vente en libre-service en passant par la collaboration avec des créateurs de renommé comme le fameux AZZEDINE ALAI, n’a pas cesser de se réinventer et d’évoluer défiant le temps. Mais face à l’émergence de nouvelles marques plus tendance comme Zara, H&M et Mango, est la situation un peu floue de l’enseigne entre mode et entré de gamme, Tati a perdu ses clientèles.

Tati en redressement

La marque de textile, avec le logo à motif vichy à carreaux rose et blanc, à essayer il y 4 ans de se relancer, fini l’époque où les clients se bousculent devant les boutiques, le leader du textile à bas prix à dû faire face à une concurrence très agressive avec l’arrivée de nouvelle marque plus tendance comme Zara et Mango, mais faute d’attractivité désormais l’enseigne est à vendre. Depuis le 4 mai dernier Tati été placée en redressement judiciaire par le tribunal du commerce de Bobigny. Après la liquidation de l’enseigne du textile Mim, avec suppression de 790 postes d’emploi, c’est le tour de Tati. Les 1754 salariés, s’inquiétant de leur sort, ils se sont rassemblés le 4 mai dernier, devant le célèbre magasin de Tati de Barbes, du 18 éme arrondissement de Paris, en réclamant de ne pas subir le même destin que l’enseigne Mim.

Procédure de redressement

En difficulté financière, avec plus de 60 millions d’euros de perte en 2016, la marque détenue par le groupe ERAM, a été placée en redressement judiciaire depuis le 4 mai. En effet, les juges ont décidé d’une période d’observation de 6 mois pour l’entreprise, les deux administrateurs judiciaires désignés par le tribunal Laurent Le Guernevé et Philippe Jeannerot seront chargés de chercher des solutions pour sauvegarder le pionner du textile et d’examiner en parallèles les offres les plus intéressantes qui permettront de maintenir le maximum de poste d’emploi pour les salariés de Tati. En effet, comme à déclarer Monsieur Philippe Jeannerot l’un des administrateurs judiciaires désignés par le tribunal de commerce, « on se doit de représenter l’entreprise devant la justice et établir un plan de continuation en collaboration avec les équipes de la société (dirigeants, cadres, salariés, avocats, experts comptables, etc). L’objectif est soit de continuer directement l’activité ou de céder l’entreprise ». En cas de vente de l’enseigne, les administrateurs judiciaires devront choisir parmi les six offres de reprises proposés, mais pour l’instant aucun n’a proposé la reprise de l’intégralité des magasins et des salariés. Le repreneur le plus intéressant est le propriétaire de Gifi, Philippe Ginestet, qui a proposé la reprise de 100 magasins et plus que 1200 salariées soit les deux tiers.