Une décision très remise en question

Le théologien suisse âgé de 55 ans, a été inculpé le 2 février pour acte suite aux plaintes de deux femmes en France fin octobre 2017, qui ont par la suite débouché sur information judiciaire conférée à trois juges d’instruction.
L’intellectuel, Tariq Ramadan qui a fortement contesté les accusations portées à son encontre, est actuellement maintenu en détention en provisoire dans la prison de Fleury-Mérogis à Paris.


Pour justifier la décision de placement en détention provisoire, le juge des Libertés et de la Détention invoque doublement, le risque de fuite du présumé et le risque ‘‘ non-théorique ’’ de pression qu’il pourrait exercer sur les plaignantes ou les témoins. Il a également pointé des garanties de représentation « aléatoires ». Cela peut paraître comme paradoxal, puisque l’islamologue suisse s’est présenté de son plein gré à la police judiciaire et a fait dès le début de l’enquête preuve d’une coopération exemplaire avec la justice.

De plus, ses avocats ont proposé aux juges diverses garanties afin de demander la libération de leur client pour raison médicale (l’intellectuel a vu récemment sa santé nettement se fragiliser et a du être transporté en urgence à une unité surveillée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière) ; la remise de son (uniques) passeport suisse, le versement d’une caution de 50 000 euros et l’obligation de pointer quotidiennement au commissariat. En réunissant tous ces éléments, pourrait-on conclure que l’accusé aurait l’intention de s’échapper ? Très douteux tout ça !

Une implication particulièrement malveillante et parajudiciaire des médias


La presse média française et internationale, continue de faire circuler et de propager les rumeurs et les fausses nouvelles, autour de l’affaire Ramadan. Une campagne de désinformation qui prend pour acquises des preuves non fondées.
Après avoir été méprisé, attaqué, et réprimé pendant des décennies par différents politiciens de haut niveau considérés comme des ennemis de la communauté musulmane en France. Il est évident que les forces récistes et anti-vivre ensemble manipulées par des institutions politiques, des médias puissants, ou des islamophobes, comme le politologue et journaliste Antoine Sfeir, ou l’essayiste Caroline Fourest, qui sont rappelons le, directement liés à cette compagne violente menée contre Tariq Ramadan.
Les accusations de cette affaire, relèvent parallèlement d’une campagne permanente qui tente de détruire l’image de l’intellectuel et activiste dès le début de son engagement dans les années 90.
Les idées du professeur genevois, n’ont jamais laissé indifférentes la communauté musulmane internationale.

 

Cependant, au lieu de l’affronter dans un dialogue ouvert, ses détracteurs politiques et idéologiques ont manifestement utilisé les méthodes les plus malines pour dénigrer sa pensée et le discréditer en tant qu’intellectuel et théologien musulman.
Sans se limiter aux musulmans, ce dernier a été une voix pour plusieurs personnes privées de leurs droits dans le monde entier.
L’œuvre de son parcours a toujours été de défendre les causes de compréhension mutuelle, de coexistence, et de justice, ses ennemis ont visiblement cherché à détourner sa cause louable en un mouvement de femmes, et à nuire à sa réputation d’un savant en islam pour leurs sombres fins.